Beatles - Free as a Bird
09/01/13
Elle est assise devant un
bouquet de photos. Ses photos. À côté apparaît un nom, son nom. La curiosité de
la découverte, de comprendre un peu plus. D’avancer encore plus vite dans cette
histoire. Qui est cette âme inquiète qui me bouleverse, qui me lance ses émotions, qui m’offre son côté meilleur, qui me donne des frissons ? … Et une
avalanche de fange La submerge, L’accable. … « Ce n’est pas
possible » … « Ce n’est pas lui » … « Attends
… ce ne peut pas être lui » … « Je le savais » … « Dieu, fais que
je me trompe ». Elle cherche encore, pour fuir cette sensation horrible. Elle a peur. De
tout perdre. Encore une fois. La terreur que tout ce qui s’est passé est faux. Que derrière ses mots, se
cache le vide. Elle ressent cette sensation amère d’avoir été trompée, encore
une fois dans sa vie. Maintenant qu’Elle avait l’impression qu’une porte allait
s’ouvrir, que le chemin qui amène aux étoiles puisse se dégager devant Elle. …
Ferme cette porte, éteins la lumière, efface tout. … Elle sait comment il faut
faire. Elle l’a déjà fait dans sa vie. Tout jeter à la poubelle, tout
débarrasser de Son esprit, tout nettoyer dans Son cœur…
Cyrano, on s’est trompé, Moi
et Toi …
C’est une sensation étrange qui
le rend inquiet. Ses amis sont chez lui, mais lui, il est ailleurs avec son
esprit. Il ne peut s’empêcher de penser à Elle. À Ses paroles. À Ses yeux qui
percent son âme… Pour montrer son travail ouvre son appareil, et sur le fond de
l’écran apparaît un nom, et une phrase « je ne veux plus avoir de tes
nouvelles
… ». Il ne peut pas tout lire, mais ça suffit … pour le jeter dans le noir
… Ses amis lui parlent, mais il ne les écoute plus. « Pourquoi tout cela arrive à moi? » Maintenant qu’une porte semblait s’ouvrir. Maintenant qu’une
étoile avait timidement montré le chemin à suivre. Et il commence à
pleurer, à l’intérieur. Et ce sont les larmes plus amères, celles qui restent
dans le cœur, qui le font pourrir doucement, peu à peu. Il ne dort pas. Dans sa
tête circulent des images, des paroles. Ses photos les plus douces, Ses phrases les plus sublimes. … demain
n'existera peut être pas … C’est un tourbillon. Le vent a soufflé très fort cette
nuit, trop fort. Il arrive à saisir des paroles, les jette sur un bout de
papier. Pour le lendemain, pour Elle. Et quand il se lève, son premier souci
est de Lui envoyer une réponse, quelle que soit. Un signe. Mais ses paroles ne
sont pas suffisantes … Sa réaction arrive, affûtée comme une lame de rasoir.
Paroles simples, mais sans âme. Elle n’est plus là. Ses mots viennent
d’ailleurs.
Et une musique puissante envahit son
cœur …
Lueurs imperceptibles
L’obscurité se fait nuit
Îles inabordables
Falaises sans abri
Profondeurs inatteignables
Vertiges abyssales
Secrets impénétrables
Craintes ancestrales
Il ne peut pas d’empêcher
de penser à Elle … C’est une tempête d’émotions qui frappent à son cœur … Le vent souffle encore …
T’envahit l’impuissance
L’abandon
La défaite
Les paroles rebondissent
sur les murs …
Émotions enchevêtrées
Inassouvies
Éparpillées
Le goéland ouvre ses
ailes …
Altitudes perdues
la mouette est épuisée
De sillonner tous nos cieux
les étoiles ont cessé
la mouette est épuisée
De sillonner tous nos cieux
les étoiles ont cessé
Ses yeux, ses lèvres …
Lâche ma main
Agglomérat de matière
La ficelle est coupée
Cerf-volant de misère
Peut-être un jour. Peut-être
ailleurs. Peut-être dans un autre univers. Mais c’est dans cette vie qu’il
voulait La rencontrer. Pour lire dans le fond de Ses yeux. Pour partager Ses
craintes. Pour caresser Son âme. Pour se nourrir sur Ses lèvres. Même
souffle, mêmes émotions. Main dans la main faire un grand saut dans le ciel,
dans leur ciel. « … le bruit de la vague reste éternel dans l'univers … ». Ce bruit … il ne
l’entend plus … et les paroles d’amour ? « … elles ne sont plus
entendues sur terre, elles continuent à flotter dans l'univers, tout ce
qui est donné nous reviendra un jour ... ».
Sensations étranges, ... qui ont l’odeur de
la pluie d'été sur le sol brûlé par le soleil …
05/02/10
La terrasse de l'infini (StG)

Les murs en pierre qui longent
les ruelles glissantes
restituent la chaleur
absorbée pendant la journée.
Il est tard, très tard, et ses talons
ne nous permettent pas d'avancer plus vite.
Nous terminons notre course à perdre haleine
devant la grande porte en bois
qui, inexorable, nous empêche l'accès
à la terrasse des rêves.
A travers les fissures
on peut contempler l'allée arborée
et on imagine ce tremplin vers le bleu,
la grande bleue.
Là où la mer se mélange avec le ciel
et l'horizon disparaît, avalé par la fantaisie.
C'est l'endroit où les âmes s'envolent légères,
libres,
main dans la main,
l'une dans l'autre,
même souffle,
même pensée,
mêmes émotions.
Fusionnées.
Pour regarder avec les mêmes yeux,
pleurer avec les mêmes larmes,
battre à l'unisson.
C'est la porte qui s'ouvre chaque soir dans nos rêves
et qui se resserre clémente avant le réveil.
Frontière éphémère,
coutre affûtée qui s'enfonce
entre nos vies impuissantes
à toujours séparées.
coutre affûtée qui s'enfonce
entre nos vies impuissantes
à toujours séparées.
Musique et étoiles (StG)


Graver ce moment
graver cette nuit
faite de musique
et d'étoiles
de parfum de laurier
et de citron.
C'est peut être le ciel
qui descend sur nous
et qui amène nos âmes là-haut
transportées par ces notes magiques,
ensorcelées.
Je ne suis pas prêt
pour ce voyage
à cheval d'une mélodie.
J'ai froid.
Serre-moi fort
que je ne m'aperçoive d'être seul
sous cette voûte sombre et infinie.
Sotto la vela (StG)

Sotto la vela
c'è rabbia e dolore.
Sotto la vela
finisce l'amore.
Sospeso
sorpreso
ti lasci cullare.
Silenzio d'intorno
nel dolce frusciare.
Ricordi
bambino
piccino nel mare.
Sorridi
è finita
bisogno di andare.
Lontano
ritornano
schiume e frangenti
essenze inebrianti
e sabbie sferzanti,
stelle morenti
e fronde frementi.
C'è un mondo
che corre
-esplora quel buio-
c'è un nulla che alletta
-tiri, t'aggrappi-
Affiori
respiri
la morte nel cuore.
Afferri la vita
-è un uomo che muore-.
Risali
ritorni
è un pianto d'amore.
Sardegna - Porto Liscia
Pluie

Larmes de pluie
qui montent
infinies
s'enlacent
fusionnent
pour après retomber
sur nos rêves
couler
sur nos corps
s'étaler
invisibles
sous nos pieds.
Je me suis fait pluie
pour mieux comprendre
ce monde
et le regarder
de là-haut
pour m'y plonger
et y atterrir
pour le pénétrer,
et le traverser
et en suite
m'écouler
dans ses veines
et jaillir
quelque part
ailleurs.
Et finalement
retrouver le soleil
flotter dans l'air
léger
éphémère
monter les coupoles
escalader les montagnes
regarder vers le bas
regarder vers le haut
et en suite
redevenir nuage
Je me suis fait pluie
pour mieux comprendre
ce monde
et le regarder
de là-haut
pour m'y plonger
et y atterrir
pour le pénétrer,
et le traverser
et en suite
m'écouler
dans ses veines
et jaillir
quelque part
ailleurs.
Et finalement
retrouver le soleil
flotter dans l'air
léger
éphémère
monter les coupoles
escalader les montagnes
regarder vers le bas
regarder vers le haut
et en suite
redevenir nuage
28/01/10
Foyer (StG)
La chambre est encore froide.
Dehors il fait déjà noir.
Le ciel de décembre
plane menaçant sur leurs têtes
sans laisser de place aux étoiles.
L’humidité traîne dans leurs corps
et refuse de les quitter.
Les cendres encore tièdes
cachent les restes d’un feu
qui ne s’est pas laissé
étouffer par le temps:
il suffit de remuer un peu pour dégager un jet d’étincelles
qui jaillit entre les charbons rougeâtres.
La bûche bien sèche commence à s’intéresser
au craquettement des brindilles.
Les flammes s’emparent rapidement du bois,
le rongent, le mordillent.
Les corps doucement se réchauffent
par le rayonnement des flammes,
les muscles se détendent,
l’énergie recommence à courir dans leurs veines.
Une clarté éphémère accompagne leurs rêves.
Une lueur immatérielle joue sur les murs
comme dans un ballet d’ombres chinoises.
Crépitements, bruissements légers :
c’est le feu qui parle le langage des flammes.
Tout devient flou, tout s’estompe.
Les corps se laissent envahir par ce murmure enivrant.
C’est doux de se laisser aller,
de s’abandonner au bercement de ce spectacle incorporel.
Les âmes quittent les corps matériels,
s’éloignent emportées par ce flux magique de sensations,
qui se transforment en émotions,
qui s’hybrident pour créer des brillances nouvelles…
Le plafond se fend, se lézarde, se dégage.
Le ciel étoilé ouvre ses bras à leurs rêves.
Accueillant, rassurant.
Zucchero - Cosi' Celeste
30/09/09
Je voudrais trouver les paroles
pour t'écrire une lettre d'amour
pour te dire combien tu me manques
même si on s'est jamais rencontrés.
Je voudrais pouvoir te prier
de me laisser voir avec tes yeux
quelles couleurs tu vois dans ce monde
même si tout semble peint en noir et blanc.
Je voudrais rentrer dans tes rêves
et puis les parfaire avec les miens
les graver sur les parois de ton cœur
pour que tu te souviennes de moi le matin.
Je voudrais être une larme quand tu pleures
pour caresser tes joues doucement
pour savourer tes lèvres sucrées
et tomber épuisé à tes pieds.
Je voudrais trouver le courage
pour prendre ta main et te conduire
à la gare des trains ratés
pour y mettre nos rêves et partir.
Je voudrais lancer une pierre dans le noir
pour chasser ce fichu 'mais' qui menace
comme un nuage prêt à déluger
et le faire disparaitre dans la mer.
Les paroles me manquent
les paroles s'envolent
et je reste en silence coincé
comme un chiot drôle et empoté.
pour t'écrire une lettre d'amour
pour te dire combien tu me manques
même si on s'est jamais rencontrés.
Je voudrais pouvoir te prier
de me laisser voir avec tes yeux
quelles couleurs tu vois dans ce monde
même si tout semble peint en noir et blanc.
Je voudrais rentrer dans tes rêves
et puis les parfaire avec les miens
les graver sur les parois de ton cœur
pour que tu te souviennes de moi le matin.
Je voudrais être une larme quand tu pleures
pour caresser tes joues doucement
pour savourer tes lèvres sucrées
et tomber épuisé à tes pieds.
Je voudrais trouver le courage
pour prendre ta main et te conduire
à la gare des trains ratés
pour y mettre nos rêves et partir.
Je voudrais lancer une pierre dans le noir
pour chasser ce fichu 'mais' qui menace
comme un nuage prêt à déluger
et le faire disparaitre dans la mer.
Les paroles me manquent
les paroles s'envolent
et je reste en silence coincé
comme un chiot drôle et empoté.
James Blunt - Goodbye my Lover
04/03/09
Tu ne quaesieris, scire nefas, quem mihi, quem tibi
finem di dederint, Leuconoë, nec Babylonios
temptaris numeros! Ut melius, quidquid erit, pati!
Seu pluris hiemes seu tribuit Iuppiter ultimam,
quae nunc oppositis debilitat pumicibus mare
Tyrrhenum: sapias! Vina liques et spatio brevi
spem longam reseces! Dum loquimur,fugerit invida
aetas: carpe diem, quam minimum credula postero!
Orazio Quinto Flacco
Dead Poets Society
19/02/09
11 giugno 2007 (StG)
L’undici de giugno dumilasette
‘n giorno ‘mportante, da nun dimenticà.
Stà ‘n ragazzino colle labbra strette
‘nnanzi ‘na candela pronto a soffià.
Zitto e serioso lo vedi camminà
co’ ll’occhi ‘n giù, nascosti da du’ lenti.
T’accorgi a malappena si ce stà
e quanno te parla ‘mmanco lo senti.
Ma dietro ‘sto silenzio quanta forza,
quanto coraggio sotto a quella scorza.
Lo sanno l’angioletti che du’ vorte
piagne c’hanno fatto lacrime e morte.
Sempre co’ te, pe’ sempre dentr’ar core
de mamma e papà du’ gocce d’amore.
Stà ‘n ragazzino colle labbra strette
‘nnanzi ‘na candela pronto a soffià.
Zitto e serioso lo vedi camminà
co’ ll’occhi ‘n giù, nascosti da du’ lenti.
T’accorgi a malappena si ce stà
e quanno te parla ‘mmanco lo senti.
Ma dietro ‘sto silenzio quanta forza,
quanto coraggio sotto a quella scorza.
Lo sanno l’angioletti che du’ vorte
piagne c’hanno fatto lacrime e morte.
Sempre co’ te, pe’ sempre dentr’ar core
de mamma e papà du’ gocce d’amore.
17/02/09
16/02/09
11/02/09
Écume (StG)

Émotions qui fusionnent
Hybridées, mélangées
Qui vibrent en silence
Haut, dans le ciel
Essences légères
Sans poids, ni matière
Qui traînent enserrées
Pour planer, pour cabrer
Harmonies transparentes
Qui glissent, qui remontent
Qui flottent et s’envolent
Qui vibrent sans arrêt
Intuitions de lumière
Qui moutonnent, qui éclatent
Déployées par les rêves
Frémissants dans les trêves
Fuyez ces rochers
Restez dans vos cieux
Les élans s’apprivoisent
S’abattent, s’accablent
La vague déferle
Impérieuse, puissante
S’anéantit, disparaît
En mille larmes salées
Renverse ce ciel
Aplatis l’horizon
Écume blanchâtre
Qui frissonne, qui s’éteint
Non so cosa teneva "dint'a capa",intelligente, generoso, scaltro,
per lui non vale il detto che è del Papa,
morto un Troisi non se ne fa un altro.
Morto Troisi muore la segreta
arte di quella dolce tarantella,
ciò che Moravia disse del Poeta
io lo ridico per un Pulcinella.
La gioia di bagnarsi in quel diluvio
di "jamm, o' saccio, ‘naggia, oilloc, azz!"
era come parlare col Vesuvio,
era come ascoltare del buon Jazz.
"Non si capisce", urlavano sicuri,
"questo Troisi se ne resti al Sud!"
Adesso lo capiscono i canguri,
gli Indiani e i miliardari di Holliwood!
Con lui ho capito tutta la bellezza
di Napoli, la gente, il suo destino,
e non m'ha mai parlato della pizza,
e non m'ha mai suonato il mandolino.
O Massimino io ti tengo in serbo
fra ciò che il mondo dona di più caro,
ha fatto più miracoli il tuo verbo
di quello dell'amato San Gennaro.
R. Benigni
Rosso de Roma
Stasera er cielo è rosso che s’enfiamma
e ‘na greggia de batuffoli de panna
s’ammucchia pe’ vedé se more er sole
ma tanto quello de campà nun vole.
E’ ll’homo che se danna e se dispera
e ar mattino già s'affanna pe’ lla sera.
‘Sto rosso se confonne co’ li tetti
e cor sangue de noantri maledetti.
Er tramonto ce se l’è ‘nventato Iddio
pe’ facce crede che anche er sole more
pe’ facce scioje ‘sto groppo dentr’ar core.
N'alito de vento me sveja da st'obblio:
er cielo s'è spento, er sole se n'è annato
torno domani, ormai me so' 'mparato.
torno domani, ormai me so' 'mparato.
10/02/09
La parola e la poesia
Girovagando su internet ho scoperto per caso questo articolo su Rudolf Steiner che ha suscitato in me grande interesse e rappresentato fonte di riflessione. Quante volte ci siamo forse chiesti: da dove nasce la poesia? perché a volte sentiamo questo bisogno irrefrenabile di scrivere? E da dove nascono le parole?
Nell'essere umano l'interesse per la parola e per la poesia è risvegliato dal "Verbo dei mondi spirituali", dalle parole primordiali che egli può ricevere durante la notte. Mentre la musica suscita la più intensa interiorizzazione, la parola invita ad esteriorizzare . Bisogna "far passare" la parola dall'interiorità dell'anima e del corpo alla "coscienza diurna" e nel mondo. E' una coscienza nuova che si dischiude a contatto con il mondo, una nuova volontà che si dispiega. La lingua ne è il testimone attraverso le rappresentazioni che essa comunica e attraverso il proprio impulso volitivo.
Tuttavia deve a sua volta intervenire il sentimento per stabilire il contatto diretto con il prossimo, con il mondo. Questo rapporto è tanto più centrato sul nucleo essenziale dell'uomo, sull'Io, quanto più la parola viene dal profondo del cuore. Quest'organo interiore interviene attraverso il ritmo del polso entrando in quello di ogni respirazione. "L'essere umano (...) impregna le proprie parole e le proprie frasi di ciò che sgorga dal profondo del cuore" . Il segno principale di ciò è il calore fisico e animico del parlare.
Parlando, l'uomo imprime la forma della parola all'aria che espira. Allo stesso tempo il calore centrale del cuore si diffonde nel mondo. Nell'espirazione il polmone non espelle soltanto anidride carbonica ma anche il calore che si è riversato nel polmone con il sangue e l'anidride carbonica. Quando parliamo questo calore può servire da veicolo dell'Io. L'Io può trasformarlo in calore animico che viene dal cuore.
Un parlare che viene dal cuore e va al cuore dell'altro evita gli eccessi del polo della volontà, che si manifestano nel parlare emotivo. Ed evita, allo stesso tempo, il parlare esclusivamente intellettuale che origina dalla testa. Il parlare emotivo può essere percepito come troppo denso, mentre il parlare intellettuale manca di spessore. Il modo di parlare declamatorio e vuoto combina i due eccessi e non li sa temperare. Si continuano ad aggiungere parole, ma manca la risonanza interiore. Il sentimento sano dell'uomo è assente, e l'anima è come svuotata. Il parlare formato artisticamente deve trovare il suo posto tra i due estremi, conferendo calore alle rappresentazioni astratte e compenetrando di anima e di calore la volontà istintiva.
In fondo, il parlare tende sempre verso il dialogo, dialogo con l'Io dell'altro, il cui ascolto silenzioso è già di per sé una risposta. Così anche la recitazione dovrebbe sempre condurre a un dialogo muto con gli uditori; e la lettura intima di testi poetici dovrebbe far dialogare con l'autore. Nell'embrione comincia già un dialogo, questa volta di natura organica. Secondo recenti ricerche, il bambino nel seno materno percepisce il battito del cuore di sua madre e risponde a modo suo. Questa "risposta" consiste nello sviluppo degli organi della parola, in particolare della laringe, che più tardi formerà le sonorità della lingua nell'aria espirata. La sua muscolatura si costruisce in modo corrispondente alla struttura interna del muscolo cardiaco. Il rapporto tra la parola e il cuore è dunque evidente fin nel regno organico.
(...)
Tra le diverse arti, l'arte della parola e la poesia sono quelle che si rivolgono più direttamente all'Io a partire dall'anima di colui che parla. Queste arti si rivolgono allo stesso tempo alla coscienza che vive nell'anima centrata sull'Io. L'anima cosciente è l'organo animico privilegiato per la parola e la poesia. Queste arti permettono la stimolazione più adatta al suo sviluppo.
Les paroles d'amour
enflammées
fulgurantes
étincelles éphémères
dans ton ciel d’été
Paroles de douleur
amères
secrètes
larmes de pluie
dans ton ciel d'automne
Paroles de crainte
diaphanes
impassibles
flocons de neige
dans ton ciel d’hiver
Paroles d’amour
légères
sublimes
lueurs immortels
sans temps ni matière
Emportées par le vent
qui flatte
qui mène
dans la paume de ta main
vers l’empire des anges
fulgurantes
étincelles éphémères
dans ton ciel d’été
Paroles de douleur
amères
secrètes
larmes de pluie
dans ton ciel d'automne
Paroles de crainte
diaphanes
impassibles
flocons de neige
dans ton ciel d’hiver
Paroles d’amour
légères
sublimes
lueurs immortels
sans temps ni matière
Emportées par le vent
qui flatte
qui mène
dans la paume de ta main
vers l’empire des anges
... Carry you home
Le funambule
c’est un arc-en-ciel
impalpable lumière
éphémère étincelle.
Entre moi et toi
c’est une corde tendue
qui flotte, qui hésite
de douleur revêtue.
Entre moi et toi
c’est une lame affûtée
qui saigne, qui fouille
dans nos craintes cambrées.
Entre moi et toi
c'est le rêve d’une vie
sans fin ni début
c’est la passion infinie.
impalpable lumière
éphémère étincelle.
Entre moi et toi
c’est une corde tendue
qui flotte, qui hésite
de douleur revêtue.
Entre moi et toi
c’est une lame affûtée
qui saigne, qui fouille
dans nos craintes cambrées.
Entre moi et toi
c'est le rêve d’une vie
sans fin ni début
c’est la passion infinie.
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