12/12/15

Melancholia













(esterno notte, cielo d'estate)
" ... e le stelle cominciarono a venir giù, una dopo l'altra, in una incessante e silenziosa pioggia di luce ..."

(interno giorno, vista sul parco)
 " ... come foglie d'autunno, le lettere iniziarono a volar via, per ricadere in lente volute di impalpabile polvere nera ... "

(interno notte, ragazzo che legge pagine bianche) 
" ... Essere, non esser mai, non esser più ... "


22/10/15

Le théatre de l'absurde




Deux îles,
proches
et à toujours séparées.
Balayées par le vent du nord
s'embrassent,
caressées par le vent de l'est
se perdent.
Même souffle,
main dans la main,
perspectives qui éloignent,
solitudes qui rapprochent.

Remplis tes poches de sables et coraux,
tes yeux de cieux et montagnes,
ta bouche de figues et de noix
tes nuits d'étoiles et parfums.
Amène-les toujours avec toi,
dans tes rêves,
dans tes douleurs.

Rien que de vaines paroles
qui flottent dans l'air,
sans syntaxe ni grammaire,
mélangées,
éparpillées,
pour tromper nos pensées.
Plus sombres, plus lourdes
dans ce théâtre de l'absurde.



20/03/14

R : laisse tomber, j’en veux plus de toi
G : et la lune, les étoiles ?
R : elles sont toujours là, n’importe qui peut les voir
G : et les paroles d’amour ?
R : elles se sont perdues dans le vent
G : je ne te crois pas
R : je ne te crois plus




Que se passe-t-il maintenant ?
- Ils se sont perdus encore une fois.

Comment cela peut arriver avec autant d’amour ?
-Il a laissé refroidir Son cœur, Elle a perdu l’espoir.

Mais comment ?
- Il a regardé en bas. Et il a vu le fil subtil de la vie sur lequel marchent les âmes, en équilibre comme sur une lame de rasoir : tant qu’on regarde devant soi, tout va bien. Mais, dès qu’on baisse le regard, on voit l’abîme qui est sous nos pieds, et on se fait engloutir. Il a exploré les frontières de l’âme et découvert combien le passage entre le bien et le mal est aisé, combien est-elle fragile la séparation entre la raison et la folie, la richesse et la pauvreté, la santé et la maladie, la joie et la tristesse. Combien est-il facile de basculer d’un monde à l’autre. Et on se rend compte qu’il s’agit des deux faces de la même médaille. Cela suffit un moment et tout ce qu’on croit pour toujours se perd. Et qu’il n’y a personne pour t’aider à retrouver le chemin.

Alors, il est si facile de se perdre ? Un souffle de vent et on est de l’autre côté de la barrière, entraînés comme les feuilles…
- Si on le veut. Seulement si on le veut. On construit son propre destin.

Pourquoi il l’a fait ?
- Il n’arrivait pas à Lui donner ce qu’Elle valait. Il ne savait pas comment La rendre heureuse. Le temps passait et il se voyait incapable. Et ceci lui produisait une douleur immense, insupportable. Et la douleur augmentait jour après jour, et ne lui laissait pas le temps de penser, de vivre sa vie, avec Elle. La douleur était si forte qu’il avait envie de se laisser aller, de mourir.

Je savais qu’il glissait sur cette pente, mais pourquoi s’acharner contre tous ? Pourquoi brimer les sentiments, tourmenter les vies des autres, torturer soi-même ? Et surtout La martyriser.
- Pour touer un homme, il faut tuer son âme, pas son corps. D’abord l’esprit, le reste suit. L’estime en soi, les souvenirs plus aimés, les personnes plus aimés, les sentiments. Si on les efface, l’homme est réduit à un corps vide, une enveloppe asséchée. Eloigner ceux qui t’aiment, c’est le premier pas. Et plus tu les aime, plus tu dois les éloigner pour les faire souffrir, pour qu’ils aient envie de t’oublier. Pour que tu sors de leurs souvenirs. Pour que l’amour s’éteigne. Alors tu te retrouveras seul, nu, au milieu d’une pièce vide, sans couleur ni odeur. Prêt pour le saut.
C’est pour cela qu’Elle a été éloignée, à des milliers de kilomètres. Tout a été oublié, tout a disparu.

Et tout ce qui était gravé dans son cœur ?
- …

Cette musique, les étoiles, les parfums, les couleurs, le mistral nocturne, le sable chaud, l’eau transparente, les cailloux, les silences, l’odeur de l’herbe … ?
-…

Son amour pourrait lui faire retrouver le chemin …
- …

Et ces yeux ? Regarde-les, ils brillent encore d’amour.

- J’envois un ange. Le dernier.


R. Ce sont que des paroles
g. Oui, mais .... des paroles d'amour!
R. Sans présent, sans futur.
g. C’est bien avec ces paroles qu’on a écrit notre ciel !
R. Je ne vois qu’un ciel gris aujourd’hui. Et un futur sans toi.
g. J’ai ouvert mon cœur, je te l’ai offert. Que puis-je faire plus ?
R. Donne-moi un signe.
g. Quel signe?
R. Une preuve d’amour. Une promesse.
g. Je n’ai que des paroles, et un ciel.
R. Ce n’est pas assez

Et alors ?
Alors il a commencé à Lui écrire des lettres d’amour.
Mais, c’est ridicule !
On dit que les ridicules sont ceux qui n’ont jamais écrit de lettres d’amour.
Ecrire, d’accord, et pourquoi ?
Pour qu’Elle ne craigne pas l’amour qu’Elle ressent pour lui.
Mais, es-tu sûr qu’Elle l’aime encore ?
Oui.
Comment tu le sais ? 
Les yeux !
Et qu’est-ce que tu vois dans Ses yeux ?
Deux étoiles.
Rien d’autre ?
Une grande tristesse.
Et quoi encore ?
Peur.
De quoi ?
De la vie, de la solitude, de soi-même, du temps passé sans amour, de Ses sentiments qui s’engorgent, s’enchevauchent, et qui La quittent quand Elle les balaie de son âme.
Et pourtant Elle ne dévoile pas tout ça.
Elle s’est entraînée longtemps, à tel point qu’Elle ne sait plus bloquer Ses défenses.
Il aurait dû La prendre par la main et La conduire hors de ses peurs.
Il a essayé, mais il en a pas la force, il a plus peur qu’Elle.
Peur de quoi ?
Les mêmes peurs.
Alors, ça n’ira jamais entre eux.
Non, tu te trompes. C’est écrit qu’ils sont fait l’un pour l’autre, mais…
Mais ?
Leurs âmes ne se sont pas rencontrées au bon moment.
Alors ils risquent de se perdre ! Pour toujours!
Ils se sont presque perdus.
Que peut-on faire ? Il ne reste pas beaucoup de temps !
 Envoie un ange.

Pétales desséchés



C’est pour toujours
Quand on s’aime
De se rencontrer
Même avant

À mon cœur
D’arrêter demande
Pour toujours
De disparaître

Dans ce coin de temps
Une histoire vécue
D’astres silencieux
Sous la faible lumière

Embaumées de son parfum
Paroles d’amour
Parsemées de ridicules
Pétales desséchés

24/10/13

Estate




                         Nell'aria che gonfia le nari di pino
nel giorno che sembra non voglia morir
trovar non so più quel silenzio divino
che spegne i rumori di un molle sfiorir.

Il corpo blandisce una tepida brezza
giocando col sale che ingemma la pelle
sussurra d'amore ma desta tristezza
nel cuore che guarda lontano alle stelle.

E vita mi svela d'un tratto il segreto
non sogni né fole ma un lento morire
non giochi né amori ma solo soffrire.

L'Estate fluisce silente dal greto
e lascia bruciare i suoi fiori più belli
da un sole che poco concede ai ribelli.

20/10/13

Luna, candidamente



Lontano, tra il bosco
quel buio profondo sembra latrare
stormire
vociare
sembra, ch'è tanto distante.
Il monte trattiene il respiro
e il castagno
e la notte.
Forse per ascoltare 
quel grillo.
Forse per preparare
la brezza.
Forse per ingannare
i miei sogni.
Forse.
Alta, la luna
accenna a un sorriso
e senza turbare l'incanto
mi porge quest'oncia d'amore.
Canto d'amore




Fermati un poco Amore che muovi
la gioia di vivere
Ascolta, ch'è tanto che siedi lontano
da me
Avvicinati
T'aggiri tra i rovi e scegli le spine
ai fiori tuoi figli
Torna, non vieni 
ricorda
senza inventare
figli
che aspettano un bacio di vita
che sciolga
sale dagli occhi
morte dal cuore.
Fora pe' sempre



Etterno sembra fatto a ll'homo er monno
eppure er girotonno ha dda fini'
E ll'homo che se credeva da mori'
nun sà che lassù l'agnoli nun vonno.

'Sta vita che ce sembra 'na galera
se deve gode tutta insino ar fonno
e quello che ce penza e se dispera
se trova quatto quatto a l'artro monno.

L'Univerzo, er Paradiso, Iddio:
tutto poi esse e in una vorta sola
tutto sapé se questo te conzola.

Ma 'sta scienza que granne fa ll'obblio
ma lascia 'na certezza che m'accora:
de tutto sapé, anche d'esse fora.


09/01/13



                                                            Beatles - Free as a Bird     


Elle est assise devant un bouquet de photos. Ses photos. À côté apparaît un nom, son nom. La curiosité de la découverte, de comprendre un peu plus. D’avancer encore plus vite dans cette histoire. Qui est cette âme inquiète qui me bouleverse, qui me lance ses émotions, qui m’offre son côté meilleur, qui me donne des frissons ? … Et une avalanche de fange La submerge, L’accable.  …  « Ce n’est pas possible »  …  « Ce n’est pas lui »  …  « Attends … ce ne peut pas être lui » …  « Je le savais » … « Dieu, fais que je me trompe ». Elle cherche encore, pour fuir cette sensation horrible. Elle a peur. De tout perdre.  Encore une fois. La terreur que tout ce qui s’est passé est faux. Que derrière ses mots, se cache le vide. Elle ressent cette sensation amère d’avoir été trompée, encore une fois dans sa vie. Maintenant qu’Elle avait l’impression qu’une porte allait s’ouvrir, que le chemin qui amène aux étoiles puisse se dégager devant Elle. … Ferme cette porte, éteins la lumière, efface tout. … Elle sait comment il faut faire. Elle l’a déjà fait dans sa vie. Tout jeter à la poubelle, tout débarrasser de Son esprit, tout nettoyer dans Son cœur…
Cyrano, on s’est trompé, Moi et Toi …

C’est une sensation étrange qui le rend inquiet. Ses amis sont chez lui, mais lui, il est ailleurs avec son esprit. Il ne peut s’empêcher de penser à Elle. À Ses paroles. À Ses yeux qui percent son âme… Pour montrer son travail ouvre son appareil, et sur le fond de l’écran apparaît un nom, et une phrase « je ne veux plus avoir de tes nouvelles … ». Il ne peut pas tout lire, mais ça suffit … pour le jeter dans le noir … Ses amis lui parlent, mais il ne les écoute plus. « Pourquoi tout cela arrive à moi? » Maintenant qu’une porte semblait s’ouvrir. Maintenant qu’une étoile avait timidement montré le chemin à suivre. Et il commence à pleurer, à l’intérieur. Et ce sont les larmes plus amères, celles qui restent dans le cœur, qui le font pourrir doucement, peu à peu. Il ne dort pas. Dans sa tête circulent des images, des paroles. Ses photos les plus douces, Ses phrases les plus sublimes. … demain n'existera peut être pas … C’est un tourbillon. Le vent a soufflé très fort cette nuit, trop fort. Il arrive à saisir des paroles, les jette sur un bout de papier. Pour le lendemain, pour Elle. Et quand il se lève, son premier souci est de Lui envoyer une réponse, quelle que soit. Un signe. Mais ses paroles ne sont pas suffisantes … Sa réaction arrive, affûtée comme une lame de rasoir. Paroles simples, mais sans âme. Elle n’est plus là. Ses mots viennent d’ailleurs.

Et une musique puissante envahit son cœur …

Lueurs imperceptibles
L’obscurité se fait nuit
Îles inabordables
Falaises sans abri
Profondeurs inatteignables
Vertiges abyssales
Secrets impénétrables
Craintes ancestrales

Il ne peut pas d’empêcher de penser à Elle … C’est une tempête d’émotions qui frappent à son cœur … Le vent souffle encore …

T’envahit l’impuissance
L’abandon
La défaite

Les paroles rebondissent sur les murs …

Émotions enchevêtrées
Inassouvies
Éparpillées

Le goéland ouvre ses ailes …

Altitudes perdues
la mouette est épuisée
De sillonner tous nos cieux
les étoiles ont cessé

Ses yeux, ses lèvres …

Lâche ma main
Agglomérat de matière
La ficelle est coupée
Cerf-volant de misère


Peut-être un jour. Peut-être ailleurs. Peut-être dans un autre univers. Mais c’est dans cette vie qu’il voulait La rencontrer. Pour lire dans le fond de Ses yeux. Pour partager Ses craintes. Pour caresser Son âme. Pour se nourrir sur Ses lèvres. Même souffle, mêmes émotions. Main dans la main faire un grand saut dans le ciel, dans leur ciel. « … le bruit de la vague reste éternel dans l'univers … ». Ce bruit … il ne l’entend plus … et les paroles d’amour ? « … elles ne sont plus entendues sur terre, elles continuent à flotter dans l'univers, tout ce qui est donné nous reviendra un jour ... ».

Sensations étranges, ... qui ont l’odeur de la pluie d'été sur le sol brûlé par le soleil …




24/12/12

Cigni


Siamo cigni
in attesa dell'ora
bianchi
sotto gocce di vita
che scivolano
sui corpi frementi
e gonfiano
acque innocenti.
Siamo sogni
di materia vestiti
siamo raggi
di luce che grida.
Morenti,
in questa discesa infinita
che porta
là dove Dio non fu mai.

 

05/02/10

La terrasse de l'infini (StG)


Les murs en pierre qui longent
les ruelles glissantes
restituent la chaleur
absorbée pendant la journée.
Il est tard, très tard, et ses talons
ne nous permettent pas d'avancer plus vite.

Nous terminons notre course à perdre haleine
devant la grande porte en bois
qui, inexorable, nous empêche l'accès
à la terrasse des rêves.

A travers les fissures
on peut contempler l'allée arborée
et on imagine ce tremplin vers le bleu,
la grande bleue.
Là où la mer se mélange avec le ciel
et l'horizon disparaît, avalé par la fantaisie.

C'est l'endroit où les âmes s'envolent légères,
libres,
main dans la main,
l'une dans l'autre,
même souffle,
même pensée,
mêmes émotions.
Fusionnées.
Pour regarder avec les mêmes yeux,
pleurer avec les mêmes larmes,
battre à l'unisson.

C'est la porte qui s'ouvre chaque soir dans nos rêves
et qui se resserre clémente avant le réveil.
Frontière éphémère,
coutre affûtée qui s'enfonce
entre nos vies impuissantes
à toujours séparées.

Musique et étoiles (StG)


Graver ce moment
graver cette nuit
faite de musique
et d'étoiles
de parfum de laurier
et de citron.

C'est peut être le ciel
qui descend sur nous
et qui amène nos âmes là-haut
transportées par ces notes magiques,
ensorcelées.

Je ne suis pas prêt
pour ce voyage
à cheval d'une mélodie.
J'ai froid.

Serre-moi fort
que je ne m'aperçoive d'être seul
sous cette voûte sombre et infinie.

Sotto la vela (StG)


Sotto la vela
c'è rabbia e dolore.
Sotto la vela
finisce l'amore.
Sospeso
sorpreso
ti lasci cullare.
Silenzio d'intorno
nel dolce frusciare.
Ricordi
bambino
piccino nel mare.
Sorridi
è finita
bisogno di andare.
Lontano
ritornano
schiume e frangenti
essenze inebrianti
e sabbie sferzanti,
stelle morenti
e fronde frementi.
C'è un mondo
che corre
-esplora quel buio-
c'è un nulla che alletta
-tiri, t'aggrappi-
Affiori
respiri
la morte nel cuore.
Afferri la vita
-è un uomo che muore-.
Risali
ritorni
è un pianto d'amore.


Sardegna - Porto Liscia


Pluie


Larmes de pluie
qui montent
infinies
s'enlacent
fusionnent
pour après retomber
sur nos rêves
couler
sur nos corps
s'étaler
invisibles
sous nos pieds.

Je me suis fait pluie
pour mieux comprendre 
ce monde
et le regarder
de là-haut
pour m'y plonger
et y atterrir
pour le pénétrer,
et le traverser
et en suite
m'écouler
dans ses veines
et jaillir
quelque part
ailleurs.

Et finalement
retrouver le soleil
flotter dans l'air
léger
éphémère
monter les coupoles
escalader les montagnes
regarder vers le bas
regarder vers le haut
et en suite
redevenir nuage


28/01/10

Foyer (StG)


La chambre est encore froide.
Mais calme, apaisante.
Dehors il fait déjà noir.
Le ciel de décembre
plane menaçant sur leurs têtes
sans laisser de place aux étoiles.
L’humidité traîne dans leurs corps
et refuse de les quitter.
Les cendres encore tièdes
cachent les restes d’un feu
qui ne s’est pas laissé
étouffer par le temps:
il suffit de remuer un peu pour dégager un jet d’étincelles
qui jaillit entre les charbons rougeâtres.
La bûche bien sèche commence à s’intéresser
au craquettement des brindilles.
Les flammes s’emparent rapidement du bois,
le rongent, le mordillent.
Les corps doucement se réchauffent
par le rayonnement des flammes,
les muscles se détendent,
l’énergie recommence à courir dans leurs veines.
Une clarté éphémère accompagne leurs rêves.
Une lueur immatérielle joue sur les murs
comme dans un ballet d’ombres chinoises.
Crépitements, bruissements légers :
c’est le feu qui parle le langage des flammes.
Tout devient flou, tout s’estompe.
Les corps se laissent envahir par ce murmure enivrant.
C’est doux de se laisser aller,
de s’abandonner au bercement de ce spectacle incorporel.
Les âmes quittent les corps matériels,
s’éloignent emportées par ce flux magique de sensations,
qui se transforment en émotions,
qui s’hybrident pour créer des brillances nouvelles…
Le plafond se fend, se lézarde, se dégage.
Le ciel étoilé ouvre ses bras à leurs rêves.
Accueillant, rassurant.



Zucchero - Cosi' Celeste

30/09/09

Le chiot

Je voudrais trouver les paroles
pour t'écrire une lettre d'amour
pour te dire combien tu me manques
même si on s'est jamais rencontrés.

Je voudrais pouvoir te prier
de me laisser voir avec tes yeux
quelles couleurs tu vois dans ce monde
même si tout semble peint en noir et blanc.

Je voudrais rentrer dans tes rêves
et puis les parfaire avec les miens
les graver sur les parois de ton cœur
pour que tu te souviennes de moi le matin.

Je voudrais être une larme quand tu pleures
pour caresser tes joues doucement
pour savourer tes lèvres sucrées
et tomber épuisé à tes pieds.

Je voudrais trouver le courage
pour prendre ta main et te conduire
à la gare des trains ratés
pour y mettre nos rêves et partir.

Je voudrais lancer une pierre dans le noir
pour chasser ce fichu 'mais' qui menace
comme un nuage prêt à déluger
et le faire disparaitre dans la mer.

Les paroles me manquent
les paroles s'envolent
et je reste en silence coincé
comme un chiot drôle et empoté.


James Blunt - Goodbye my Lover

04/03/09


   



Tu ne quaesieris, scire nefas, quem mihi, quem tibi
finem di dederint, Leuconoë, nec Babylonios
temptaris numeros! Ut melius, quidquid erit, pati!
Seu pluris hiemes seu tribuit Iuppiter ultimam,
quae nunc oppositis debilitat pumicibus mare
Tyrrhenum: sapias! Vina liques et spatio brevi
spem longam reseces! Dum loquimur,fugerit invida
aetas: carpe diem, quam minimum credula postero!

Orazio Quinto Flacco







Dead Poets Society